Les œuvres de l’esprit

Les Cathares 700 ans plus tard

L’ésotérisme cathare et son message pour aujourd’hui

Les cathares étaient chrétiens : ils vivaient l’Evangile. Ils étaient surtout gnostiques : ils comprenaient l’Evangile d’une autre manière que l’Eglise de Rome. C’est pour cela qu’ils ont subi un génocide et que l’Occitanie a été ravagée de fond en comble.

Sept cents ans plus tard, leur épopée prend un sens nouveau. Avec le recul, il apparaît que les cathares ont porté un coup fatal à la tyrannie morale et sociale de l’Eglise romaine. L’humanisme, la laïcité, les valeurs de la République se trouvent en germe dans le catharisme. Jusqu’alors, seule la propagande de l’Eglise romaine — « l’église de Satan », disaient les cathares — a pu empêcher les historiens de s’en apercevoir.

La simplicité de l’idéal cathare se résume dans la « Règle de justice et de vérité », qu’ils appliquaient à la suite des gnostiques et des premiers chrétiens. Un « bon chrétien », comme ils disaient, est quelqu’un de juste et de vrai, avec lui-même et avec les autres. Leur cohérence et leur intégrité sont restées exemplaires au-delà des siècles.

Les cathares, disait Marguerite Yourcenar, furent les seuls chrétiens « à oser regarder en face le problème du mal ». Le regarder en face, lui répondre et le résoudre. La lutte entre le bien et le mal engage tout le monde. La tradition gnostique et chrétienne nous invite à se libérer soi-même du mal et à servir le bien.

Dans la période cruciale et terminale que nous vivons — l’Apocalypse —, leurs méthodes et leurs clés sont à nouveau disponibles. « Au cap des sept cents ans », c’est maintenant.