Les œuvres de l’esprit

Editions du Laurier

Géologie des Corbières : pierres de foudre et roches percées sur le mont Bugarach, de Campestre à la Sarrat del Soul.

La géologie du mont BUGARACH offre les appuis nécessaires pour faire les liens qui manquent entre les différents éléments du mystère de Rennes-le-Château. C’est au point que les roches et les pierres percées que l’on trouve dans les Corbières, de Montségur jusqu’à Opoul-Périllos — roches et pierres frappées de glyphes et de croix que la tradition appelle pierres de foudre — fonctionnent comme le saint GRAAL : en faisant converger, pour les actualiser, l’alpha et l’omega (le microcosme et le macrocosme), à la façon du serpent Ouroboros, symbole de cette force cosmique et quantique, universelle et fractale, exprimée à la fois comme « Dragon » céleste et comme « Vouivre » tellurique. Aussi bien ne s’agit-il en somme, pour pénétrer ce mystère — et découvrir ainsi « bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes », comme disait Henri BOUDET en introduction de La Vraie Langue celtique —, que d’aller « gratter le dos de la Vouivre » (comme le conseillait le Pape des Escargots de Henri VINCENOT) pour éveiller cette force en soi, dans l’individu — où elle s’appelle KUNDALINI (l’ « anneau de pouvoir » enroulé au centre subtil de l’être humain) — et en Soi, dans le monde — où là, le Dragon s’appelle MARIE, « reine du Ciel » et « notre Mère à tous » : SOPHIA, SHAKTI, SHEKINAH et l’ESPRIT saint. « Au cap des sept cents ans », c’est maintenant — et l’on vérifie au passage, puisque les secteurs à pierres de foudre sont tous d’anciens sanctuaires, que les cathares connaissaient cela, soit le véritable trésor inscrit dans la pierre des Corbières, tout comme « la lumière dans les ténèbres »

 

 

Après avoir consacré cette étude aux pierres de foudre et aux implications qui sont à en tirer (que je viens de résumer a minima dans le paragraphe qui précède), je propose cette fois un reportage photos sur le mont BUGARACH, de CAMPESTRE à la SARRAT del SOUL en passant par la voie du LINAS et la crête de la PIQUE-GROSSE, itinéraire truffé de pierres de foudre, pour donner le meilleur aperçu visuel possible de ce dont il est question à propos de la géologie des Corbières en regard du mystère de Rennes-le-Château. Enfin et surtout ces lieux dégagent une force que j’aspire ainsi à transmettre et à partager.

 

 

Magnifique impact cruciforme, qui a modelé la roche en plus de l’avoir heurtée. Exemple typique d’une roche ayant reçu le feu du Ciel.

 

Nous sommes ici à Campestre, sur les flancs du mont Bugarach, entre le village et la montagne. (Campestre a même sens que Compostelle : le champ de l’étoile.) Ces magnifiques pâturages contiennent encore les vestiges (murs et substructures) de vastes constructions, qui s’étendaient sur tout le pourtour de la montagne — voire sur la montagne elle-même, comme la suite, à la Pique-Grosse, va nous le suggérer.

 

 

 

Pierre de foudre à deux belles croix.

 

 

 

 

 

Ensuite, en montant sur le pech par la voie du Linas, on trouve au sol, de part et d’autre du chemin, et sur le chemin lui-même, quantité de pierres de foudre, souvent frappées d’une croix.

 

 

 

 

Vous avez dit « chemin de croix » ? 🙂

 

 

Voici pour le décor. Le chemin est à flanc, bordé de hêtres, dans la lumière du soir. 

Au couchant, face au pech, et au-dessus d’ALBEDUN — dit Le Bézu, qui accueillit le grand ministre cathare Guilhabert de CASTRES dans les années 1230 —, passe l’un de ces nuages qui, comme les pierres, semblent avoir des choses à nous dire.

 

 

Nous voici maintenant sur le mont Bugarach : pas sur le sommet, mais sur la crête, beaucoup plus spectaculaire, qui fait face au village, avec sa silhouette ordonnée de part et d’autre de la Pique-Grosse, la roche arrondie qui domine cette silhouette.

 

 

 

 

En arrivant sur la crête.

Sur la crête (donc sur l’épaule gauche de la silhouette), avec vue sur l’étang de la Vène et le village.

 

 

Le festival de croix dans la roche continue… Le jeu de piste se poursuit.

 

 

Cette croix-ci, peu à côté de la précédente, est encore plus remarquable, car isolée, discrète et peu visible, quoique parfaitement « stylisée », elle aussi. 

Et vers où pointe ce véritable viseur naturel ? Vers le SARRAT del SOUL (à côté des ruines de LA COUILLADE et de CAMPEAU) et par-delà, vers le mont CANIGOU, dans les PYRÉNÉES — qui sont, étymologiquement, « [les montagnes] nées du feu » (du grec pyros, le feu, qui a aussi donné « pur »). Nées du feu, ou de la foudre.

On retrouve au sommet du Bugarach ces roches à fleur de terre au relief typique, frappées et façonnées par une force et une chaleur venues d’en haut. De quoi comprendre pourquoi les Gaulois redoutaient que le ciel leur tombât sur la tête…

 

 

 

 

 

La fameuse Pique-Grosse, la tête ronde emblématique du mont Bugarach (vue depuis son côté droit, côté Linas).

 

A son sommet, un tertre et trois bâtons plantés dedans.

Vue de l’autre côté.

 

 

Il y a des têtes un peu partout, par ici, et pas seulement de serpents ou de dragons. 

 

 

 

 

 

 

Prochaine étape : la SARRAT del SOUL par le chemin de PÉCHINES.

Là encore, festival de pierres de foudre… 

 

 

 

Ce genre d’arbre fantastique, ici un hêtre, signe aussi les secteurs à pierres de foudre. Nous sommes là sur une petite serre qui entoure le plateau de La Couillade et de Campeau pour aboutir à la Sarrat del Soul.

 

Sous la mousse, la roche est ciselée.

 

Pierre de foudre, à la croix quasi parfaite, sur la Sarrat del Soul, avec le Bugarach au fond.

Sur le SARRAT del SOUL, avec le mont Bugarach en face. (Nous sommes d’ailleurs ici sur la commune de Camps-sur-l’Agly et non plus celle de Bugarach.) Malabrac est à gauche, Campeau et Péchines sont à droite. Toute la Sarrat, qui est constellée de marques et d’impacts, forme ainsi comme une vaste petra pertusa, une « pierre percée », immense pierre de foudre. D’autres serres, dans les environs, offrent un cas semblable, comme le Roc d’en Benoit et le Roc d’en Soubirou, à Camps, et le mont Sarrus, à Cubières-sur-Cinoble.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Anwen

    20 avril 2020

    Bonjour,
    « La vérité se révèle plutôt au cœur de l’homme qu’à sa raison », dit Hippolyte Destrem, parce que le cœur de l’homme est inspiré par l’Esprit féminin.
    Pour trouver la Vérité, il n’y a que deux voies à suivre : celle de la Science et celle de l’Amour.
    La Religion, c’est la voie de l’Amour.
    L’Amour, c’est le lien moral qui unit l’homme à l’Esprit féminin, et c’est ce lien qui est la Religion.
    « Oui, ils doivent servir amour de tout leur cœur, les amoureux, car l’amour n’est pas un péché, mais une vertu qui rend bons les mauvais et meilleurs les bons. Il apprend à l’homme à bien faire chaque jour ; d’amour procède aussi chasteté, car qui met en lui toutes ses pensées ne peut dans la suite mal agir.
    « Que celui-là donc qui veut avoir une valeur véritable tourne vers amour son cœur et son espoir, car amour inspire les actions nobles et qui plaisent, fait vivre les hommes comme ils doivent, amène la joie et délivre de la tristesse. »
    (Guilhem Montanhagol)
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/06/les-cathares.html
    Cordialement.

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